mercredi 5 octobre 2016


Des chercheurs sont parvenus à reproduire des souris sans recourir à des ovocytes...


C’est un fait biologique érigé en dogme depuis le XIXe siècle qui est mis à mal par des chercheurs de l’université de Bath (Royaume-Uni) et par leurs collègues de l’université de Ratisbonne (Allemagne). Ils sont parvenus à obtenir des souriceaux viables sans avoir recours à des ovocytes, des cellules sexuelles d’origine maternelle. Jusqu’ici, les biologistes étaient persuadés que la présence de ces gamètes femelles était indispensable au développement d’un embryon.

Petit rappel, pour comprendre la portée de cette expérience : la reproduction sexuée fait normalement appel à deux gamètes, l’un femelle et l’autre mâle, comportant chacun un exemplaire de chaque chromosome, qui, en fusionnant, formeront les paires de chromosomes de l’embryon.
Avant cette fusion, on parle de cellule haploïde et, après, de cellule diploïde. On croyait jusqu’ici qu’il s’agissait de la seule voie possible pour obtenir un organisme vivant. Depuis la brebis Dolly, le premier mammifère cloné en 1996, il existe bien un autre moyen de créer artificiellement un nouvel organisme, par clonage, mais, dans ce cas, son patrimoine génétique est identique à celui de l’individu dont une cellule a été utilisée.

Les chercheurs démontrent pour la première fois que, chez la souris, on peut obtenir un individu unique à partir d’embryons et de spermatozoïdes sans recourir à des ovocytes.


L’équipe de chercheurs a tenté de contourner ce qui semblait être un passage obligé de la fusion ovocyte-spermatozoïde. Dans la fécondation sexuée, cette fusion aboutit à la reprogrammation du spermatozoïde, cellule hautement différenciée, en une cellule indifférenciée, capable de se multiplier et de se différencier pour donner n’importe quel type cellulaire existant dans un organisme.
Dans ce travail expérimental, les scientifiques ont utilisé des embryons de souris à un stade très précoce, avant la première division cellulaire. Ces embryons ont subi un traitement chimique afin d’activer la division cellulaire pour qu’ils ne possèdent plus qu’un seul jeu de chromosomes et donc qu’une moitié de matériel génétique. Ils deviennent alors haploïdes et on les appelle des parthénogenèses. Chez les mammifères, ces embryons parthénogénotes ne sont pas viables.




Santé : faut-il s’inquiéter des déodorants à l’aluminium ?





Cela a d’abord été une rumeur circulant par emails, avant d’être une question sur laquelle les scientifiques se sont penchés : les sels d’aluminium présents dans beaucoup de déodorants, en vertu de leur pouvoir antitranspirant, favoriseraient le développement du cancerdu sein. Les preuves épidémiologiques manquent pour confirmer une telle causalité, mais la publication sur le site de l’International Journal of Cancer, en août, d’une étude suisse sur des souris reprise dans la presse, a relancé l’hypothèse. Pourtant, l’extrapolation du résultat à l’espèce humaine ne va pas de soi.

L’incidence du cancer du sein a augmenté, notamment dans les pays occidentaux, au cours des dernières décennies : on enregistre une hausse de 20 % entre 2008 et 2013 dans le monde, avec 1,7 million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année et plus de 500 000 décès en 2012. Plus récemment, une diminution est toutefois intervenue pour les femmes autour de la cinquantaine, attribuée au coup de frein sur le recours aux traitements hormonaux substitutifs de la ménopause.
Diverses causes environnementales ont été recherchées pour expliquer la tendance générale à la hausse. Présents dans de nombreux produits de consommation courante (déodorants, médicaments antiacide, additifs alimentaires, vaccins…), les sels d’aluminium ont attiré l’attention des chercheurs.

vendredi 30 septembre 2016

La maladie de Lyme

Le gouvernement a dévoilé jeudi son "plan national" pour améliorer la prise en charge de la maladie de Lyme, une annonce attendue de longue date par les associations de malades de cette pathologie émergente transmise par les tiques.
"Ce plan vise à éviter le sentiment d'abandon et l'errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme", a expliqué la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre avec les associations de patients.
Ces dernières, ainsi que certains médecins, critiquent la prise en charge insuffisante de cette pathologie infectieuse, évoquant de nombreux malades "non diagnostiqués ou mal soignés".
Transmise via une morsure de tique infectée par une bactérie, cette maladie se guérit facilement lorsqu'elle est prise tôt mais est difficile à identifier dans ses formes tardives, car ses symptômes peuvent être nombreux et ne sont pas spécifiques de cette affection (maux de tête, nausées, douleurs articulaires, etc.).
La maladie s'est développée ces dernières années parallèlement à la propagation des tiques, qui ont peu de prédateurs naturels, grâce à des conditions climatiques favorables.

Des panneaux à l'entrée des forêts
Le premier axe du plan gouvernemental vise à surveiller cette prolifération, en dressant une cartographie de la présence des tiques en France, en développant une application mobile pour signaler les morsures de ces parasites, ou encore en évaluant l'efficacité des répulsifs existants.
Des panneaux d'information seront aussi installés à l'entrée des forêts pour conseiller promeneurs et randonneurs.
Deuxième objectif: "généraliser la surveillance épidémiologique", car aujourd'hui on ne connaît pas précisément la fréquence de la maladie dans la population française.
Pour les professionnels de santé, parfois démunis pour savoir comment poser un diagnostic, le plan prévoit une sensibilisation au sujet dans le programme des étudiants en médecine et dans la formation continue des médecins généralistes.
Et, d'ici le printemps prochain, un collectif d'experts établira, en lien avec les associations, un protocole national de diagnostic et de soin, qui permettra d'uniformiser et de mieux rembourser la prise en charge des patients. Parallèlement, dans chaque région, un centre spécialisé sera désigné, pour y orienter les malades.
Le gouvernement rappelle aussi qu'il a saisi fin juin la Haute autorité de santé (HAS) pour étudier l'inscription de la maladie de Lyme dans la liste des affections de longue durée, ce qui ouvrirait droit à une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.
Le plan comporte aussi un volet recherche, destiné à évaluer les tests de diagnostic de la maladie, considérés comme encore peu fiables, et à en développer de nouveaux.
"Nous sommes agréablement surpris par l'annonce du ministère et par la tonalité du plan", a déclaré à l'AFP Anne Jourdan, présidente de l'association France Lyme, plaidant pour une mise en oeuvre rapide, avant les échéances électorales de 2017.
Elle regrette en revanche que l'Assurance maladie n'ait pas été représentée à la réunion au ministère de la Santé, ce qui n'a pas permis d'avancer sur la question des médecins poursuivis par l'Ordre des médecins ou la Sécurité sociale pour avoir utilisé des protocoles de soin non reconnus officiellement.

Quelque 27.000 nouveaux cas de borrélioses de Lyme (du nom de la bactérie transmise par la tique) sont officiellement déclarés chaque année en France, mais selon l'association de malades en colère Lyme sans frontières, ce chiffre serait en réalité bien supérieur, de l'ordre de "dix fois plus".


Prévention du cancer du col de l'utérus

En chiffres : en France on estime à 2 797 le nombre de cas de cancers du col de l’utérus en 2015 et 1 092 décès seraient liés à ce cancer.
En 2015, le taux de survie à 5 ans des patientes ayant eu un cancer du col de l’utérus était de 66%.
Avec 530 000 nouveaux cas estimés dans le monde en 2008, le cancer du col de l’utérus est le 3éme cancer le plus fréquent chez la femme, derrière le cancer du sein et le cancer colorectal.
Il a entrainé 275 000 décès cette même année.



Prévention : l’infection par un virus de la famille des papillomavirus (HPV), virus sexuellement transmissibles. Pour prévenir l’infection par le PHV, le Haut Conseil de la Santé Publique recommande la vaccination des jeunes filles.

Cependant, la prévention du cancer du col de l’utérus ne se limite pas à la vaccination, celle-ci ne se substituant pas au dépistage par un frottis cervico-utérin, 90% des cancers peuvent être évités grâce au dépistage.
Les femmes de 25 à 65 ans doivent réaliser cet examen à 1an pour les 2 premiers, puis tous les 3ans, qu’elles soient vaccinées ou non.

mercredi 28 septembre 2016

La veille pour mieux comprendre son environnement professionnel

Voici un nouveau groupe en formation et le redémarrage de notre travail de veille. Oui, si l'on veut s'insérer dans le monde du travail, il faut s'intéresser au monde qui nous entoure, il faut regarder
l'actualité qui nous concerne, il faut rechercher l'information fiable et la partager. Ainsi, en découvrant le monde, en se familiarisant avec notre environnement professionnel, nous devenons plus "grands, plus "riches", plus "savants" !

vendredi 15 avril 2016

Fouilles préventives avant chantier dans le BTP




La fouille dite « préventive » est déclenchée à l’initiative des archéologues administrativement compétents à l’occasion de chantiers de construction ou d’aménagement et permet d’éviter que le patrimoine ne soit détruit lors de travaux d’aménagement ou d’urbanisation.




Elle est définie par l’article 1er de la Loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l'archéologie préventive. Comme « partie intégrante de l’archéologie » ayant pour objet « d’assurer, à terre et sous les eaux, dans les délais appropriés, la détection, la conservation ou la sauvegarde par l’étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d’être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l’aménagement » ainsi que « l’interprétation et la diffusion des résultats obtenus ».

vendredi 8 avril 2016

Vers la disparition du clavier Azerty ?

Vous en avez marre de chercher l'Euro sur le Clavier ou bien vous rappeler comment on accentue les majuscules ?



Voir l'article de Leila Marchand du Journal Les Echos ici à ce propos.

Le Ministère de la Culture et de la Communication et l'Afnor travaillent sur le sujet !